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Premier achat

Premier achat immobilier : le mode d'emploi 2026

Le premier achat est le moment où tout se découvre en même temps : le marché, le vocabulaire bancaire, le PTZ, l'apport. Voici ce qui compte vraiment en 2026, avec les chiffres à jour et les pièges classiques du premier dossier.

Êtes-vous primo-accédant ? La définition qui compte

Pour les banques et pour le PTZ, est primo-accédant celui qui n'a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années. Vous pouvez donc avoir possédé un bien locatif, ou avoir été propriétaire il y a longtemps, et rester primo-accédant au sens des aides. Ce statut ouvre des droits concrets : le PTZ bien sûr, mais aussi un traitement commercial favorable, car les primo-accédants sont la clientèle que les banques cherchent le plus à capter.

Le PTZ 2026 : élargi à toute la France jusqu'à fin 2027

Le prêt à taux zéro finance une partie de votre achat sans intérêts ni frais de dossier, en complément d'un prêt principal. Depuis le 1er avril 2025 (article 90 de la loi de finances 2025) et jusqu'au 31 décembre 2027, il est ouvert pour tout logement neuf partout en France, y compris les maisons individuelles, alors qu'il était auparavant réservé aux zones tendues et aux appartements.

La part de l'opération que le PTZ peut financer (la quotité) dépend de votre tranche de revenus et du type de logement :

Tranche de revenusLogement collectif neufMaison individuelle neuve
Tranche 1 (revenus les plus modestes)50 %30 %
Tranche 240 %20 %
Tranche 340 %20 %
Tranche 420 %10 %

Les plafonds de ressources dépendent de la zone : pour une personne seule, la tranche 1 va par exemple jusqu'à 25 000 € de revenus annuels en zone A, 21 500 € en zone B1, 18 000 € en zone B2 et 15 000 € en zone C ; le barème complet par composition du foyer est publié sur service-public.fr. Dans l'ancien, le PTZ reste possible en zones B2 et C uniquement, avec des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l'opération.

Ce que ça change en euros : pour un achat neuf de 200 000 € en tranche 2, le PTZ couvre 80 000 € (40 %). Le même montant emprunté à 3,15 % sur 20 ans coûterait environ 27 900 € d'intérêts : c'est l'économie réalisée, hors assurance. Le PTZ prévoit en plus une période de différé selon vos revenus, pendant laquelle vous ne remboursez rien sur cette part du financement.

L'apport : combien il faut vraiment

La règle de base attendue par les banques : couvrir les frais annexes avec votre épargne, soit environ 8 à 9 % du prix dans l'ancien (droits de mutation, garantie, frais bancaires) et 3 à 4 % dans le neuf. Un apport de 10 % du prix place le dossier dans la norme. Bonne nouvelle au passage : la hausse des droits de mutation votée par la plupart des départements depuis 2025 ne s'applique pas aux primo-accédants.

Avec un apport plus faible, rien n'est perdu : les banques financent encore de très bons profils jeunes à revenus stables, en regardant trois choses : la capacité d'épargne démontrée (même 150 €/mois réguliers), la stabilité professionnelle, et l'absence de découverts sur les trois derniers mois de relevés. C'est un dossier qui se prépare, relevé par relevé, idéalement six mois avant l'achat.

Les règles d'endettement, en clair

  • 35 % de taux d'effort maximum, assurance emprunteur incluse, calculé sur les revenus nets avant impôt : c'est la norme fixée par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF).
  • 25 ans de durée maximale, portée à 27 ans pour un achat en VEFA, une construction, ou un achat dans l'ancien avec travaux d'au moins 10 % du coût de l'opération.
  • 20 % des dossiers peuvent déroger à ces limites, et ces dérogations sont prioritairement fléchées vers les résidences principales et les primo-accédants. Être primo est donc un vrai levier de négociation quand le taux d'effort dépasse légèrement 35 % : encore faut-il viser la banque qui a encore de la marge dérogatoire ce trimestre.

Côté taux, les barèmes de juillet 2026 s'étagent d'environ 2,90 % pour les meilleurs profils à 3,45 % en haut de barème sur 20 à 25 ans (baromètres des courtiers, juillet 2026). Sur ces écarts, un dossier primo bien présenté se joue en milliers d'euros.

Les étapes du premier achat, dans l'ordre

  1. Chiffrer le budget avant de visiter. Capacité d'emprunt, PTZ éventuel, frais annexes : c'est la toute première étape, et c'est gratuit. Se positionner sur un bien sans connaître son budget fait perdre le bien, ou signer un compromis intenable.
  2. Visiter et faire une offre dans les limites du budget validé.
  3. Signer le compromis avec une condition suspensive de prêt réaliste : 45 à 60 jours, le taux et le montant plafonds bien renseignés. Notre guide du compromis détaille les pièges de cette clause.
  4. Déposer le dossier de financement complet (voir la liste des pièces) et mettre les banques en concurrence : c'est là que le courtier travaille pour vous.
  5. Recevoir et comparer les offres, respecter le délai légal de réflexion de 10 jours, accepter la meilleure.
  6. Signer chez le notaire : les fonds sont appelés par le notaire directement auprès de la banque.

Les erreurs classiques du premier dossier

  • Oublier les frais annexes dans le plan de financement, et découvrir à la banque que le budget ne passe plus.
  • Vider son épargne avant l'offre de prêt : la banque veut voir une épargne résiduelle après l'opération, gardez une réserve.
  • Changer de situation en cours de dossier : démission, période d'essai, gros achat à crédit... tout changement entre le compromis et l'offre peut faire retomber l'accord.
  • Accepter la première proposition de sa banque sans point de comparaison : l'offre initiale est une base de négociation, rarement un plancher. Notre comparatif courtier ou banque détaille cette mécanique.
  • Négliger les micro-crédits à la consommation : un paiement fractionné ou un crédit renouvelable actif pèse directement sur les 35 %.

Primo-accédant, par où commencer ? Par le chiffrage : envoyez votre situation via le formulaire de devis, vous recevez un premier retour sous 24 h ouvrées avec votre budget réaliste, PTZ inclus si vous y avez droit. Étude gratuite et sans engagement ; honoraires dus uniquement si le prêt est obtenu.

Sources : service-public.fr (PTZ, conditions en vigueur depuis le 1er avril 2025, consulté en juillet 2026) · Haut Conseil de stabilité financière (normes d'octroi) · baromètres de taux des réseaux de courtage, juillet 2026. Les taux cités sont des repères de marché, pas une offre : votre taux dépend de votre profil et de la banque retenue.

Questions fréquentes

On vous répond

La référence : couvrir les frais annexes, soit environ 8 à 9 % du prix dans l'ancien et 3 à 4 % dans le neuf ; 10 % du prix met le dossier dans la norme. Avec moins d'apport, les profils jeunes à revenus stables restent finançables si le dossier est bien présenté.
Si vous n'avez pas été propriétaire de votre résidence principale depuis deux ans, que vous achetez votre future résidence principale et que vos revenus respectent les plafonds : oui. Depuis avril 2025 et jusqu'à fin 2027, le neuf est éligible partout en France, maisons individuelles comprises.
Uniquement en zones B2 et C, avec des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l'opération. En zones A et B1, le PTZ est réservé au neuf.
C'est le profil pour lequel il apporte le plus : chiffrage du budget avant les visites, montage du PTZ, mise en concurrence, et accès aux dérogations d'endettement fléchées vers les primo-accédants. Chez Paseo, les honoraires ne sont dus qu'en cas d'obtention du prêt.

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